Le fumier de cheval est un amendement organique très prisé par les jardiniers. Il se compose principalement d’excréments et de litière végétale (paille ou copeaux), déjections animales issues des box des équidés. Il apporte de nombreux avantages à votre sol et favorise la croissance des plantes, notamment celles cultivées au potager. Comment utiliser correctement cet or brun dans votre jardin ? Découvrez nos conseils pour profiter pleinement de ses bienfaits.

Les vertus du fumier de cheval pour le sol et les plantes #

L’utilisation du fumier de cheval présente plusieurs avantages pour votre sol et vos cultures :

  • Il est riche en matière organique et contribue à améliorer la fertilité du sol
  • Il favorise une bonne aération du substrat et facilite le développement racinaire des plantes
  • Il aide à retenir l’eau et donc à maintenir une humidité suffisante pour les végétaux
  • Il libère progressivement des éléments nutritifs essentiels pour la croissance des plantes (azote, phosphore, potassium…).

En incorporant régulièrement du fumier de cheval à votre terre, vous offrez à vos cultures un environnement propice à leur développement. Bien dosé et utilisé à bon escient, il peut considérablement améliorer la productivité de votre potager.

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Les différentes formes de fumier de cheval et leur utilisation #

Le fumier de cheval se présente sous différentes formes, en fonction de son degré de décomposition :

  • Fumier frais : il s’agit du fumier tel qu’il est récolté dans les box. Il contient encore beaucoup d’eau et sa teneur en éléments nutritifs est relativement faible. Il doit être composté avant d’être utilisé comme amendement.
  • Fumier semi-décomposé : après quelques mois de compostage, le fumier de cheval commence à se décomposer et l’eau s’évapore progressivement. Il peut alors être mélangé à la terre pour enrichir le sol en matière organique.
  • Fumier bien décomposé (ou compost de fumier) : un fumier de cheval correctement composté offre une texture homogène et odore moins. Sa richesse en éléments nutritifs est alors optimale, et il peut être utilisé comme engrais naturel sur les cultures.

Composter le fumier de cheval #

Pour profiter pleinement des atouts du fumier de cheval, il est préférable de le composter avant de l’appliquer sur votre sol. Le compostage permet d’accélérer la décomposition et d’augmenter la disponibilité des éléments minéraux bénéfiques aux plantes. Voici quelques conseils pour bien composter votre fumier :

  1. Mélangez le fumier frais avec de la matière carbonée (feuilles mortes, paille, copeaux…) pour favoriser la décomposition
  2. Veillez à maintenir une certaine humidité en arrosant régulièrement votre tas de compost
  3. Aérez le tas en le retournant régulièrement pour faciliter l’oxygénation et éviter les mauvaises odeurs
  4. Laissez reposer pendant plusieurs mois afin que le fumier se transforme en un compost riche et nutritif.

Comment utiliser le fumier de cheval bien décomposé dans votre potager ? #

Une fois que votre fumier de cheval est correctement composté, vous pouvez l’intégrer à vos pratiques culturales au potager :

En amendement du sol #

Mélangez le compost de fumier à la terre avant la plantation des légumes. Pour un mètre carré de sol, comptez environ 5 kg de fumier bien décomposé. Vous pouvez également réaliser un apport d’engrais complémentaire (organique ou minéral) selon les besoins spécifiques des plantes que vous allez cultiver.

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En paillage organique #

Étalez une couche de fumier bien décomposé autour des plantes cultivées, sur une épaisseur de 4 à 6 centimètres. Ce paillage organique permettra de conserver l’humidité au niveau du sol, de limiter le développement des mauvaises herbes et d’apporter une source de nutriments en se décomposant.

Quelques précautions à prendre #

Même s’il est très bénéfique pour vos cultures, l’utilisation du fumier de cheval dans votre potager nécessite quelques précautions :

  • Évitez d’utiliser du fumier frais, car il libère de l’ammoniac qui peut brûler les racines des plantes
  • Tenez compte des besoins spécifiques de chaque plante : certaines apprécient particulièrement un apport de fumier (tomates, courges…), tandis que d’autres y sont moins sensibles (betteraves, épinards…)
  • N’appliquez pas de fumier sur les cultures en place sans prendre garde aux conditions climatiques : en cas de fortes pluies, l’érosion peut entraîner la pollution des eaux par des nitrates issus de la décomposition du fumier.

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