Les 5 meilleurs palmiers pour l’extérieur

Les palmiers regroupent plus de 3000 espèces que l’on retrouve principalement dans les régions tropicales du monde entier. Certains sont bien connus et symbolisent les voyages lointains et l’exotisme. Il s’agit par exemple du cocotier et du dattier. Mais quelques espèces échappent aux généralités. Car elles peuvent être cultivées loin des îles tropicales, des forêts équatoriales et des oasis. Ainsi, elles font exception et sont capables de survivre au froid et à la neige. En France, il est parfaitement envisageable de planter ces espèces de palmiers en dans un jardin.

Cet article vous présente les 5 meilleurs palmiers pour l’extérieur. Auxquels nous ajoutons une sixième espèce exotique très ornementale et parfaitement rustique. Nous vous souhaitons une bonne lecture.

Notre sélection des meilleurs palmiers pour l’extérieur

Trachycarpus fortunei

Ce palmier est originaire de Chine où il pousse sur les versants de l’Himalaya. Introduit au 19ème siècle en Europe, il a été largement cultivé et diffusé par les jardins botaniques et les pépiniéristes. Il s’agit probablement du palmier le plus commun en France. En effet, les hivers les plus froids ont épargné la plupart des Trachycarpus fortunei. Et certains palmiers ont maintenant plus d’un siècle.

Le palmier de Chine est une plante très ornementale. Son tronc est revêtu d’un manteau de fibres brunes. Ce qui lui donne un aspect quasiment animal. Ses feuilles palmées atteignent parfois un mètre d’envergure. Surtout chez les plantes cultivées à mi-ombre et qui reçoivent en été des arrosages réguliers. Pour ne pas les voir s’abîmer, il est préférable de ne pas planter cette espèce en plein vent. Pour les régions ventées, comme en Provence, son cousin le Trachycarpus wagnerianus est un choix plus pertinent. Car ses feuilles sont beaucoup plus rigides. 

Trachycarpus wagnerianus cultivé au ZooParc de Beauval dans le Loir-et-Cher.

Trachycarpus fortunei est une espèce célèbre pour endurer des gelées particulièrement fortes. Des plantes correctement cultivées et protégées du vent par la végétation environnante ou par des bâtiments peuvent survivre à -20 °C. 

Dans certaines régions, Trachycarpus fortunei est malheureusement touchée par les attaques du papillon palmivore. Et il devient nécessaire de traiter régulièrement les palmiers au risque de les voir disparaître.

Chamaerops humilis

Chamaerops humilis est aussi connu sous le nom de palmier nain. Ce nom décrit bien la plupart des plantes que l’on retrouve dans les jardins, car celles-ci ne dépassent pas deux mètres de hauteur à maturité. Toutefois, on connaît des exemplaires centenaires beaucoup plus hauts. Ce palmier est l’unique espèce présente naturellement dans le sud-est de la France. Les autres espèces sont toutes des plantes exotiques introduites par l’Homme. On connaît une variété originaire originaire des montagnes du Maroc et dont le feuillage bleuté est particulièrement ornemental. Il s’agit du Chamaerops humilis cerifera.

Chamaerops humilis est assez résistant au froid, pour être planté partout dans le sud-est de la France, le long de la façade atlantique et dans les terres jusqu’en Région Parisienne. Partout ailleurs, mais avec des précautions, les jardiniers peuvent tenter de l’acclimater. Car sa taille réduite permet de le protéger facilement des vagues de froid.

Phoenix canariensis

Aussi nommé le dattier des Îles Canaries, ce palmier a été très abondamment planté dans le sud-est de la France, dans les parcs publics et le long des avenues. Il est particulièrement apprécié pour ses grandes feuilles pennées. C’est un proche cousin du palmier dattier, mais son feuillage est plus vert et son tronc reste bien droit. Les plantes poussent assez lentement en hauteur, mais leur envergure devient très large après quelques années de culture. Phoenix canariensis est donc une espèce à réserver aux grands jardins. 

Gros plan sur les feuilles de palmiers dattiers.
Les feuilles des dattiers des Îles Canaries mesurent plusieurs mètres de long.

Phoenix canariensis n’est pas le plus résistant des palmiers d’extérieur et sa culture doit être réservée aux régions dont les hivers restent doux : zones littorales de la Mer Méditerranée et de l’Océan Atlantique. La plupart des plantes meurent vers -10 °C, lorsque le froid persiste trop longtemps. 

Dans le sud-est de la France, cette espèce est la proie du papillon palmivore et du charançon du palmier. Et c’est surtout en Bretagne que l’on peut espérer cultiver le dattier des Îles Canaries sont trop de problèmes.

Jubaea chilensis

Jubaea chilensis est un palmier originaire du Chili. D’un point de vue botanique, il est proche des cocotiers. C’est pour cela qu’on le nomme communément le cocotier du Chili. Ce palmier a été introduit il y a plus de 150 ans dans de nombreux jardins botaniques en France. Mais bien qu’il soit capable de produire des fruits et des graines sous nos climats, les horticulteurs ne l’ont pas abondamment multipliés. Il faut avouer que sa germination est souvent hasardeuse et que la croissance des jeunes plantes est lente. C’est dommage, car ce palmier est l’un des plus spectaculaires. Son tronc est aussi le plus gros de sa famille. Son feuillage ressemble à celui d’un palmier dattier, mais il n’est pas épineux.

Dans son habitat naturel, Jubaea chilensis est confronté au froid et parfois à des chutes de neige. Il s’agit d’une espèce suffisamment résistante au gel pour la cultiver sur les zones littorales depuis la Normandie, jusqu’au bord de la Mer Méditerranée. Les sujets les plus anciens ont souvent résisté à des températures minimales de -15 °C. Les jardiniers les plus expérimentés pourront l’introduire dans les terres, à condition de prévoir une protection certains hivers.

Le cocotier du Chili est peut-être le meilleur palmier pour être cultivé dans un jardin convenablement abrité en France. Pour en savoir davantage sur Jubaea chilensis, consultez l’article suivant : https://jardin-provence.com/jubaea-chilensis-le-cocotier-du-chili/

Chamaedorea radicalis

Chamaedorea radicalis est originaire du nord-est du Mexique. Il s’agit de l’une des plus petites espèces de palmiers. Ces feuilles sont pennées et son tronc – que les botaniques nomment un stipe – ne se développe souvent que de quelques centimètres au-dessus du sol. Ce palmier pousse naturellement sous les arbres et il apprécie les expositions mi-ensoleillées. Les jardiniers qui n’ont pas de jardin peuvent se consoler avec cette espèce qui supporte bien la culture en pot. Mais dans ce cas, il devra être rentré durant l’hiver. Car les racines sont plus sensibles au froid dans ces conditions.

Chamaedorea radicalis est suffisamment résistant au gel pour être cultivé dans les jardins de la façade atlantique et du sud-est de la France. S’il est cultivé à l’abri du vent, il peut survivre à des gelées de -10 °C. Bien entendu, sa petite taille justifie qu’on le protège avant l’arrivée d’une vague de froid. Un voile d’hivernage fera parfaitement l’affaire.

L’espèce exotique en bonus

Yucca rostrata

Yucca rostrata n’est pas un palmier. Il s’agit d’une espèce de la même famille que les agaves. Mais son aspect est suffisamment proche des palmiers pour que cet article le présente. Nommée yucca bleu du Mexique, cette plante est naturellement adaptée à la chaleur et à la sécheresse. Elle est capable de survivre sans arrosage et les paysagistes sont nombreux à la proposer à leurs clients.

Des Yucca rostrata s'élèvent dans un patio paysager.
Yucca rostrata convient à de nombreux aménagements et styles de jardins. 

En plus d’un minimum de soins requis, ce yucca est plus rustique que la plupart des palmiers présentés ici. En lui offrant une exposition ensoleillée et un sol bien drainé, cette plante peut survivre à -20°C.

Ajoutons à de nombreuses qualités que Yucca rostrata n’est pas sensible aux maladies des palmiers. Les charançons et les papillons palmivores ne le menacent pas.

Pour résumer

Les palmiers sont indiscutablement les rois des jardins exotiques. La diversité au sein de cette famille permet de profiter en France de plusieurs espèces suffisamment résistantes au froid. Il est maintenant facile de trouver un choix conséquent dans les jardineries et chez les pépiniéristes spécialisés. 

Les palmiers ne sont pas de culture difficile. Mais si l’on souhaite tenter l’expérience et prendre des risques, il faudra prévoir :

  • de planter les palmiers à l’abri du vent
  • d’arroser ses plantes durant l’été pour les préparer à l’hiver
  • de placer un voile d’hivernage sur les exemplaires plus sensibles avant l’arrivée d’une vague de froid
Détail sur les cimes de Trachycarpus fortunei cultivés au pied des Alpes enneigées.
Trachycarpus fortunei cultivés au pied des Alpes enneigées.

On peut aussi profiter de quelques espèces proches, comme Yucca rostrata. Car ces yuccas sont des plantes exotiques très résistantes au gel et qui trouveront leur place dans la plupart des jardins en France.

Pour finir, bien que les palmiers soient menacés par des parasites comme le charançon du palmier et le papillon palmivore, ces plantes restent de culture simple. Et vous pouvez – sans connaissance en botanique et sans avoir la main verte – vous lancer dans la plantation d’une véritable palmeraie dans votre jardin !

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